En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour la réalisation de statistiques de visites.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies
OK
France
Recherche    
Inclure tous les emplacements de pays de CSL Behring

Déficits en facteur de coagulation

Hémophilie de type A / B

Les faits

L’hémophilie est une maladie génétique rare qui touche principalement les garçons.

Un garçon sur 5 000 à la naissance est atteint d’hémophilie A et un garçon sur
25 000 d’hémophilie B.

Plus de 30% des patients hémophiles n’ont pas d’historique familial [1].

  CSL Behring, entreprise de biotechnologies – Hémophilie A/B et Maladie de Willebrand

 Une maladie héréditaire

L’hémophilie est un défaut de la coagulation sanguine d’origine héréditaire, dont la conséquence la plus préjudiciable pour les patients est une tendance permanente au saignement.

Le mode de transmission de l’hémophilie d’une génération à la suivante est de type récessif, lié au chromosome X. Seuls les garçons sont affectés, les femmes porteuses d’un chromosome anormal sont vectrices de la maladie, sans l’exprimer sauf dans de très rares cas. Dans la plupart des cas, une femme vectrice  possède un chromosome X sain, l’autre présentant l’anomalie responsable de l’hémophilie. Son enfant de sexe masculin a un risque sur deux d’en souffrir.

Hémophilies de type A et B, maladies liées à un déficit en facteurs de coagulation VIII (8) ou IX (9)

La coagulation correspond à un enchaînement de réactions biochimiques aboutissant à la transformation du plasma (à l’état liquide) en un gel de fibrine capable d’obstruer les brèches en cas de lésion, l’arrêt du saignement permettant la réparation vasculaire.

Les hémophilies sont dues à un déficit en facteurs de la coagulation [2,3] et sont classées en fonction de la nature du facteur dont l’activité fait défaut et de leur gravité.
L’Hémophilie de type A, forme la plus fréquente concerne une anomalie au niveau du facteur VIII (8). La prévalence de l’hémophilie A est de 1 naissance sur 4000 à 5000 chez les garçons [1,4].
L’hémophilie de type B (anciennement appelée « Christmas disease » [3]) s’explique par un déficit de l’activité du facteur de coagulation IX (9). La forme B de l’hémophilie touche de l’ordre d’un garçon sur 25 000 à la naissance, soit le cinquième des hémophiles.

Une gravité très variable

La coagulation est un processus très complexe, qui peut être perturbé à des niveaux plus ou moins graves par une anomalie génétique. Par conséquent, les 2 principaux types d’hémophilie font l’objet d’une sous-classification, selon leur degré de gravité. Ce dernier est caractérisé par l’activité résiduelle du facteur de coagulation déficitaire (VIII (8) ou IX (9)), réduite à vie chez la personne hémophile.
Activité résiduelle du facteur VIII (8) ou IX (9) déficitaire (exprimée en % de l’activité normale) :

Hémophilie sévère : < 1 %
Hémophilie modérée : > ou = 1 - < 5 %
Hémophilie mineure : > ou = 5 - < 30 % 

L’hémophilie est redoutable à cause des risques d’hémorragies étendues de la peau, des articulations et des muscles, qui peuvent causer des lésions articulaires (hémarthroses), musculaires (hématomes) ou neurologiques [4]. En l’absence de traitement, ces dernières constituent les signes cliniques caractéristiques de l’hémophilie. On peut diagnostiquer  une forme mineure à l’occasion d’un saignement de nez abondant après un choc, ou encore à l’occasion d’une opération chirurgicale.

Traitements 

L’hémophilie s’expliquant par la défaillance d’un facteur de coagulation (VIII (8) ou IX (9)), le traitement consiste à administrer le facteur qui, physiologiquement, fait défaut. Les facteurs de coagulation s’obtiennent à partir du plasma sanguin ou par génie génétique. 

Maladie de Willebrand

Les faits 

La maladie de Willebrand (mvW) est le trouble héréditaire de la coagulation le plus couramment rencontré.

Entre 0,5 et 1% de la population française est touchée par cette maladie [5,6].

La plus fréquente pathologie hémorragique constitutive

Il ne s’agit pas d’une pathologie spécifique et homogène, mais plutôt d’un ensemble de maladies qui ont toutes la même conséquence : un déficit en facteur Willebrand [5]. En fonction de l’intensité de ce déficit, la tendance aux saignements est plus ou moins accentuée. Il n’est pas rare de constater que des individus d’une même famille ne sont pas affectés de la même façon. La forme la plus sévère de la mvW est très rare. Le plus souvent, elle se traduit par des hémorragies muqueuses, par exemple des saignements de nez.
 
Historique

La mvW a été décrite pour la première fois par Erik von Willebrand en 1926, qui l’avait diagnostiquée dans une famille d’hémophiles vivant aux îles Aaland situées entre la Suède et la Finlande. Dans un premier temps, il supposa que cette pathologie était assimilable à une forme d’hémophilie de type A. En travaillant avec un spécialiste de l’hémostase de Leipzig, Jürgens, il trouva des différences tant sur le plan du mode de transmission de la maladie que sur celui de son tableau clinique. En effet, chez un nombre significatif de sujets, non seulement le facteur de Willebrand est altéré, mais aussi le facteur VIII. Ce qui explique qu’il y ait eu longtemps confusion avec l’hémophilie A.
 
Hérédité

La mvW se transmet principalement sur le mode autosomique dominant [5]. Seules les formes les plus sévères de la maladie se transmettent selon un mode autosomique récessif. L’anamnèse familiale est essentielle pour poser un diagnostic face à une disposition permanente aux saignements.

Diagnostic et stratégie thérapeutique

Le facteur Willebrand fait partie des protéines dont le taux peut être élevé ponctuellement dans des circonstances particulières, par exemple le stress. Il peut encore être élevé sur de plus longues périodes à cause d’états physiologiques particuliers (grossesse, affection maligne).
Un diagnostic différentiel rigoureux doit être effectué  afin de déterminer d’une part la présence de la mvW et d’autre part son type. Il est souvent indispensable de procéder à plusieurs examens et investigations afin de confirmer ou d’infirmer la suspicion. La stratégie thérapeutique essentielle consistera à normaliser le taux de facteur Willebrand circulant, pour normaliser par voie de conséquence celui du facteur VIII. Naturellement, le type de traitement à envisager dépend de la sévérité de l’affection.
 
Conséquences des déficits en facteur Willebrand

Les saignements répétés découlent d’une anomalie quantitative et/ou qualitative du facteur Willebrand. On distingue 3 grands types principaux de maladie.
Dans le type 1, les protéines sont encore capables de se condenser en multimères, toutefois ces derniers sont en nombre insuffisant.
Dans le type 2, on ne trouve pas de multimères à longue chaîne.
Enfin, dans le type 3, la forme la plus sévère de la mvW, le facteur Willebrand est totalement absent [5,7].
 
Signes cliniques

Le degré de gravité du déficit en facteur Willebrand conditionne le tableau clinique. Les saignements de nez et les hématomes constituent les symptômes les plus parlants de la maladie, même lorsque l’on est en présence d’une forme modérée. D’autres signes, moins fréquents, correspondent à des règles excessivement abondantes ou à des saignements des muqueuses.
Des saignements nécessitent une transfusion dans certaines circonstances, par exemple pendant ou après des interventions chirurgicales (ORL, interventions abdominales…). Chez les patients souffrant de la mvW, le risque hémorragique est particulièrement élevé lors d’interventions au niveau des muqueuses.
Les patients atteints de la forme la plus sévère de la maladie (type 3) sont très fortement prédisposés aux saignements. Ils sont sujets à des hémorragies qui ne sont pas sans rappeler les signes typiques de l’hémophilie. Néanmoins, même les personnes atteintes par le type 1 ou le type 2 de la maladie risquent des hémorragies articulaires ou gastro-intestinales. Chez les patients souffrant de mvW, les interventions chirurgicales ne peuvent être pratiquées qu’après administration d’un concentré de facteur VIII à forte teneur en multimères de facteur Willebrand. Ainsi, le facteur ordinairement déficitaire est substitué et l’opération chirurgicale peut être effectuée sans risque hémorragique engageant le pronostic vital [5,7].

Sources : 

[1] Pr J. Goudemand, CHU Hôpital Cardiologique de Lille, Pr Y. Laurian, Hôpital Jean Verdier de Bondy, L’Hémophilie, Encyclopédie Orphanet, Mai 2006
[2] Gene Reviews,Hemophilia A, Brower C.L., Thompson A.R, Updated March 25, 2008, PMID: 20301578
[3] Gene Reviews, Hemophilia B, Brower C.L., Thompson A.R, Updated April 8, 2008, PMID : 20301668
[4] Pr C. Negrier, chef de service du Laboratoire d’Hématologie à l’Hôpital Edouard Herriot (Lyon), mai 2009 ; Hémophilie
[5] La maladie de Willebrand, Encyclopédie Orphanet, réalisée en collaboration avec le Centre de Référence de la Maladie de Willebrand, Novembre 2006
[6] Prs A. Veyradier, Service d'Hématologie Biologique, CHU Antoine-Béclère de Clamart et J. Goudemand, Unité d’Hémostase clinique et biologique, CHRU de Lille, février 2009 ; Maladie de Von Willebrand 
[7] World Federation of Hemophilia. D. Lillicrap. The basic science, diagnosis and clinical management of von Willebrand disease. Treatment of Hemophilia. Septembre 2004, n° 35.

m.à.j.: 15/01/2014